
Atradius accélère son processus d'acquisition de factures en automatisant la saisie et en obtenant des cessions de factures plus fiables.
L'accélération du processus d'affacturage est à l'origine du développement du portail Facturenet d'Atradius. Une société qui compte deux cents entreprises utilisatrices après cinq mois d'exploitation. Pour ces dernières, le temps est précieux. Plus leurs factures sont achetées rapidement par l'affactureur, plus vite la trésorerie qui leur fait défaut est disponible.
Des risques d'impayés réduits
Du côté des affactureurs, l'automatisation complète du transfert et de la vérification des factures dégage à elle seule quinze minutes par jour et par gestionnaire. « Ce temps gagné, les gestionnaires le consacrent désormais à améliorer la relation client » , témoigne Laurent Pavarino, chef de projet NTIC chez Atradius.
La fiabilisation des factures est un autre facteur clé de succès, notamment dans le cadre de l'automatisation des échanges de données. En effet, en fournissant des informations financières personnalisées aux entreprises qui utilisent son portail, Atradius les aide à mieux suivre leurs propres clients. Le temps perdu sur des dossiers sans intérêt s'en trouve réduit d'autant, et les risques d'impayés diminuent de manière significative.
Pour le numéro deux mondial de l'affacturage, il s'agit de déterminer une nouvelle infrastructure technique qui personnalise la relation avec les clients. Une étape indispensable avant de pouvoir développer Conversys, l'application de transfert automatique des factures destinée à remplacer un premier outil d'échange de fichiers plats, proposé dès 1999.
Une nouvelle plate-forme technique
La société a donc conçu une architecture technique Java à base de JSP (Java Server Page), Servlet, Java Beans et EJB. « Pour la mettre en oeuvre, nous avons retenu Weblogic Portal de BEA, en raison de sa compatibilité totale avec J2EE. Ce qui n'était pas le cas de Websphere à l'époque » , précise Elisabeth Dive, directeur informatique caution et affacturage. Les exigences d'Atradius portaient également sur la robustesse de la solution et sa facilité de déploiement et d'administration. L'infrastructure retenue se compose ainsi de serveurs Linux et d'une base de données Oracle 9i répliquée à distance.
L'ensemble des transactions est, quant à lui, sécurisé par des certificats numériques, couplés à des lecteurs de cartes à puce. Ces choix s'avèrent d'ores et déjà payants. « La disponibilité de l'application, ses temps de réponse et sa stabilité se concrétisent par une diminution de 50 % des appels à la hotline » , illustre Elisabeth Dive. Du coup, l'un des deux collaborateurs concernés se concentre désormais sur l'analyse de l'utilisation de Facturenet par les clients d'Atradius. Objectif : répondre mieux encore aux besoins du client.
[Article paru le 11 novembre 2004 dans 01 Informatique et disponible sur
www.01net.com]
Stéphane Bordage